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Actu et People: Vu sur le net...

Un record de 1936 reconnu à une athlète juive


Une championne juive privée de jeux Olympiques par les nazis, qui avait réalisé un record allemand de saut en hauteur en 1936, s’est vue reconnaître son titre par la fédération allemande d’athlétisme (DLV). « Lors de son 45e congrès, la DLV a décidé de reconnaître comme record allemand la performance de Gretel Bergmann », a indiqué le président d’honneur de la fédération, Theo Rous. Le 30 juin 1936, l’athlète juive de 22 ans avait franchi 1,60m établissant un nouveau record d’Allemagne. En reconnaissant rétroactivement sa performance de l’époque, « nous savons que cela ne peut être une réparation mais c’est moralement un geste important et un acte de justice qui devraient lui faire plaisir », a indiqué M. Rous. La DLV va envoyer une lettre à l’athlète âgée aujourd’hui de 95 ans pour lui annoncer la nouvelle.


Prénoms bibliques à la mode en Belgique:


Pour la sixième année consécutive, Emma est le prénom le plus attribué aux filles en Belgique. Du côté des garçons, Noah reprend la première place comme en 2006, selon les chiffres de la Direction générale Statistique et Information économique du SPF Economie. Ces deux prénoms, Emma et Noah, sont les plus courants en Flandre. En Wallonie, la première place est occupée par Léa et Nathan et par Sarah et Mohamed dans la Région de Bruxelles-Capitale. Nathan, aujourd’hui deuxième, était le prénom masculin le plus populaire l’an dernier en Belgique. Le podium est complété par Lucas. Du côté des filles, Louise est deuxième et Léa troisième. En Région wallonne, Nathan est premier du classement de chaque province. Noah est, lui, repris dans le top 10 de toutes les provinces wallonnes, tout comme Lucas. Du côté des filles, Léa et Clara sont populaires dans toutes les provinces wallonnes. Emma atteint le top 3 dans le Hainaut et la province de Liège ; et une quatrième place dans le Brabant wallon et la province de Namur. Avec Juliette en première position, Victoria en sixième et Emilie en huitième, le Brabant wallon se différencie nettement des autres provinces wallonnes.


Source: lesoir.be


 


Des BD cachers pour les juifs orthodoxes:


SAFED (Israël) — Loin de l'univers de Superman ou du manga japonais, les juifs orthodoxes d'Israël créent leurs bandes dessinées, chastes et morales, avec comme super-héros des personnages tirés de la Bible et des rabbins thaumaturges.


Pour la communauté des Harédim (littéralement les "craignants Dieu"), qui vit refermée sur elle-même, boycottant télévison, internet et vidéo, considérés comme des sources de corruption morale, la BD sans sexe ni violence est une distraction acceptable et un moyen d'élever les enfants selon la tradition.


Des dizaines d'albums illustrant des épisodes de la Bible et les aventures de célèbres rabbins remplissent les étagères des librairies des quartiers orthodoxes, à côté d'imposants et austères ouvrages pieux.


"C'est super, les gamins adorent lire ce genre de livres et en même temps ils s'instruisent. Ce n'est pas facile d'enseigner la Bible à des enfants", explique Yom Tov Cohen, un père de famille habillé du manteau et du chapeau noir des religieux, devant une librairie de Bnei Brak, un quartier ultra-orthodoxe de la banlieue de Tel Aviv.


Le nombre des BD religieuses a enregistré une très forte progression ces dernières années. Elles sont signées par de nombreux nouveaux auteurs, dont des femmes qui auraient utilisé des pseudonymes dans le passé mais qui aujourd'hui publient sous leur nom.


"Cela peut surprendre mais les bandes dessinées font de plus en plus partie de la culture des Haredim", constate Eli Eshed, un critique du neuvième art.


Ce créneau s'est encore développé avec le lancement en septembre du premier hebdomadaire de BD "casher", créé et publié par le dessinateur Dror Yisrael Cohen.


Ce dernier respecte bien sûr la manière de vivre des juifs orthodoxes, qui considèrent avec suspicion toute nouvelle technologie.


Cohen, qui travaille avec un ordinateur chez lui à Safed (nord d'Israël), n'est pas relié à l'internet car les rabbins ne lui ont pas donné leur autorisation. De toute façon, il ne veut pas que ses enfants y aient accès.


D'un trait de plume il esquisse le héros du prochain numéro, un homme pauvre mais croyant qui devient riche grâce à la bénédiction d'un auguste sage juif. Il scanne ensuite son dessin et utilise son ordinateur pour le colorer.


Pour publier son illustré chaque semaine, il doit travailler vite, ce qui se fait parfois au détriment de la qualité des dessins, déplore-t-il.


Comme nombre de dessinateurs orthodoxes, il s'est pris de passion pour la BD quand il était enfant, éduqué dans une famille laïque. Il s'est converti à 24 ans et a abandonné le dessin pour se consacrer uniquement aux études religieuses. Ce n'est que bien plus tard qu'il s'est senti capable de revenir à la bande dessinée, raconte-t-il.


Les auteurs de BD "casher" créent sous le contrôle strict d'un comité rabbinique qui vérifie que le contenu n'offense ni ne corrompt l'esprit des jeunes lecteurs, et qu'il respecte le commandement de la Bible sur les images ("Tu ne te feras aucune image sculptée, rien qui ressemble à ce qui est dans les cieux, là-haut, ou sur la terre, ici-bas, ou dans les eaux, au-dessous de la terre").


"C'est une censure et je pense qu'il en faut une", estime le dessinateur Cohen: "Je fais en sorte que mes dessins aient une valeur éducative et ne polluent pas l'âme des enfants".


Le rabbin Yisrael Ben Eliezer, le fondateur du judaïsme hassidique au 18e siècle, dont il retrace les aventures, dispose de pouvoirs surnaturels, d'origine divine, tels que la télépathie ou la vision au rayon X, mais dans certaines limites.


"Mes héros n'auront jamais des pouvoirs comme ceux de Hulk ou Superman car cela n'a aucun sens. Ils auront certains pouvoirs dans les limites de la logique", explique le dessinateur, assis dans son modeste studio, qui sert également de chambre à coucher pour un de ses douze enfants.


Source AFP Google


 


Interview de Matisyahu - Chanteur Orthodoxe


Bon, rassurez-vous. Matisyahu n'est pas un vrai rabbin mais plutôt un représentant de la communauté hassidique juive orthodoxe. Pourtant cela ne l’empêche pas de pratiquer depuis 2004 en marge de sa religion un reggae-fusion particulièrement ensoleillé. Et de célébrer par un concert parisien la sortie de Light, son lumineux troisième album. Dans sa loge de l’Elysée-Montmartre, le jeune trentenaire est calé dans un canapé pour répondre à nos questions d’une voix douce. Matthew est presque timide lorsqu’il nous confie l’épopée de sa famille qui cherchant à fuir les pogroms en Russie juste avant la révolution d’Octobre a émigré aux Etats Unis au début du siècle dernier. Depuis son adolescence passée à New York, il n’a jamais transigé sur son amour du reggae, malgré sa découverte tardive de la religion durant ses années d’études supérieures. Aujourd’hui à trente ans, Matisyahu, marié à Tahlia, est le père de deux garçons. Et s’il ne joue ni durant le shabbat ni durant les principales fêtes juives, notre héros ne se prive d’aucun plaisir de la scène y compris le stage-diving… où il court pourtant le risque d’être rattrapé par des femmes, ce que bien entendu la religion n’approuve guère.


 


Tu as mené ta première expérience musicale sous le nom de MC Truth, quelle style pratiquais-tu à l’époque ?
Un mélange de hip-hop, de reggae, de funk et de rock. Mes débuts sont un peu la petite graine de la plante reggae que je fais pousser maintenant. J’avais déjà un groupe derrière moi à l’époque. Batteur, guitare, basse, claviers et même des cuivres.


Et c’est après cette expérience que tu as plongé dans la religion ?
Je suis parti pour New York car je partais pour la fac. Et c’est durant ma dernière année d’études que je me suis senti attiré par la religion. Je me suis alors inscrit dans une yeshiva, une école religieuse où j’ai étudié durant deux ans. J’avais déjà fait ma Bar Mitzvah et je possédais des notions d’hébreu. Mais ni mes parents ni moi n’allions à la synagogue chaque semaine pour les shabbats.


Que s’est-il passé ? Tu t’es réveillé un matin avec la foi ?
Ça s’est passé de manière progressive tandis que je recherchais un lien spirituel avec Dieu. Et c’est ce qui m’a sans doute poussé à rechercher parmi mon héritage et mes propres racines culturelles.


Quelle différence cela fait une d’être juif et religieux dans l’industrie du disque ? Woody Allen ou Joey Ramone n’ont pas eu ce problème car ils ne sont pas religieux...
Je n’en sais rien, je n’y pense pas simplement. J’ai mon groupe, je fais mes chansons, je compose ma musique, je pars en tournée et j’essaie de me consacrer au shabbat, j’essaie de manger casher, je prie chaque jour, je lis, j’essaie de me maintenir dans la spiritualité, d’être inspiré et je fais mon truc.


Tu figures sur le dernier projet des Easy Star All Stars…
J’ai fait cette chanson sur leur dernier album Within You Without You, hommage au Sgt Pepper’s des Beatles. Leur Dub Side Of The Moon du Pink Floyd était aussi phénoménal. Ce sont eux qui m’ont contacté pour cette reprise des Beatles. J’avais déjà rencontré leur producteur. Il m’a demandé si le projet m’intéressait et entre deux tournées je suis allé en studio avec eux pour poser ma voix sur la chanson d’Harrison.


L’influence de Bob Marley ?
J’étais vraiment touché par ses chansons d’inspiration biblique comme Iron Lion Zion ou Exodus.


C’est vrai que ton rabbin t’a demandé d’éviter de te livrer au stage-diving ?
Oui c’est vrai, je sautais dans le public, j’ai donc cessé… un moment. Et puis je m’y suis remis. D’ailleurs hier, en sautant par dessus les enceintes, je me suis cogné la hanche et ça fait super mal. Le rabbin voulait me l’interdire à cause de la loi juive mais j'ai passé outre.


En fait, tu ne devrais stage-diver que dans un club gay. Tu jouerais dans un club gay ?
Probablement pas. Non que j’ai quoi que ce soit contre les gays. Mais c’est pas vraiment le genre de lieu qui colle à mon style reggae. J’avoue que c’est la première fois que l’on me pose une question pareille. (rires)


Parlons un peu de Light car il est très différent des deux précédents ; tu y mélanges le funk, le hip-hop et le rock à ton reggae.
Je crois que c’est le fait des musiques que j’écoute aujourd’hui et qui ont pu m’influencer. Lorsque j’ai démarré en tant que chanteur, à l’époque de mes premiers albums, je n’écoutais exclusivement que du reggae. Du Marley, du Tosh, mais aussi du dance-hall. Mais ces dernières années, j’ai voulu faire une pause sur la musique. Et lorsque je m’y suis remis, j’ai écouté alors des sons bien plus variés comme le rock et le hip-hop. Tout ça m’a beaucoup influencé et, aussi, je voulais que cela se reflète dans le nouvel album.


Que racontent ces chansons ? Les textes n’ont pas l’air spécifiquement religieux, le sont-ils ?
Ils ne sont pas religieux au sens classique du terme. Mais ils évoquent l’amour, la peur, la mort, la folie et ils sont tous en relation avec Dieu. Celui qui m’a le plus inspiré pour ces textes, c’est le rabbin Nachman de Breslov (fondateur du mouvement hassidique) car il a énormément écrit sur la tragédie et aussi sur la folie de Dieu et celle des hommes, comme sur le rapport qui existe entre elles. Ses écrits ont été une source importante d’inspiration. J’ai commencé par l’histoire des sept mendiants, une histoire aussi profonde que mystique et kabbalistique et pourtant totalement pratique quant au rapport à ma vie. Il y a donc cette inspiration juive qui traverse cet album mais aussi ma propre expérience de la vie de tous les jours.


Tu as enregistré à NY dans un seul studio ou à différents endroits et à différents moments ?
Non, on a fait l’album dans différents studios. La majorité des pistes ont été enregistrées à Manhattan avec David Kahne, mais j’ai aussi fait pas mal de choses dans un home-studio de Brooklyn. David a fait les derniers albums de Paul McCartney, Sublime, The Strokes, Regina Spektor… plein d’excellents disques avec d’excellents artistes. Il produit depuis longtemps déjà. J’ai aussi enregistré à LA avec Fishbone, en Jamaïque avec Sly & Robbie dans leur studio de Kingston et aussi avec Steven McGregor, chez lui avec Sean Paul.


Les chansons sont très diverses, certaines évoquent Cat Stevens ou John Martyn, il y en a une qui sonne new wave des 80's, il y en a même une, One Day, qui sonne comme Akon…
J’ai justement enregistré une version de cette chanson avec Akon. Mais nous n’avons pas encore déterminé ni quand ni comment nous allions la sortir.


Akon est musulman. Tu joues avec des chrétiens et des musiciens de toutes religions ? 
Aucun des membres de mon groupe n’est juif, mais ce n’est pas prémédité. La religion, la race, la culture, c’est la toute dernière chose dont je tiens compte lorsque je choisis les gens avec lesquels je veux jouer. C’est toujours la musique qui compte.


Source: sfr.fr


 


 





 

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